Communiqué conjoint des syndicats FFAP – FNAPPI – FNPS – FPPR - SPQD – SPQN -

"Les organisations professionnelles représentatives de la presse écrite et des agences (*) prennent acte avec regret de la décision prise par trois syndicats de journalistes (SNJ, SNJ-CGT et SGJ FO) de contester, devant le Tribunal de Grande Instance de Paris, la légalité de l’accord paritaire du 7 novembre 2008 relatif aux journalistes professionnels rémunérés à la pige. En effet, cet accord définit enfin pour les journalistes pigistes, plus de trente ans après le vote de la loi Cressard, les clés d’accès à un certain nombre de droits sociaux que la nature même de la collaboration à la pige rendait difficilement applicables. Il s’agit en particulier de la prime d’ancienneté, de la participation aux élections professionnelles, de l’intégration des pigistes dans le calcul des effectifs, et de l’accès à la médecine du travail. Il illustre la ferme volonté des partenaires sociaux d’instaurer un cadre juridique sécurisant pour tous, adapté à la réalité de la collaboration entre journalistes indépendants et éditeurs, et en l’absence duquel l’imprécision des textes oblige au recours juridictionnel.Dans l’attente de la décision du Tribunal, les éditeurs poursuivent la mise en place de l’accord, pour laquelle certaines données relatives à l’ancienneté professionnelle restent à fournir par la Commission de la Carte, et proposent de réunir la commission paritaire de suivi de l’accord rapidement, afin d’évoquer cette question". (communiqué 01/07/2009)

T u r n - o v e r

23 juin 2009

Pigistes : accord sur la formation professionnelle

Avec la première réunion de la "commission pigistes", c'est une réunion historique qui s’est tenue le 19 juin dernier à Médiafor, l'organisme paritaire formation de la branche presse écrite. Après des années de négociations, les journalistes pigistes de presse écrite titulaires de la carte de presse vont enfin pouvoir bénéficier de la formation professionnelle (une commission de suivi devra traiter de la situation des pigistes non encartés)... LIRE LA SUITE

Pétition : SAUVONS LA PHOTOGRAPHIE

Pour que la création visuelle continue d’exister et que les auteurs photographes puissent continuer à produire des photographies, l’Union des Photographes Créateurs, Freelens, et la Saif lancent un appel pour la constitution d’Etats généraux de la photographie. Les Agents Associés, le Groupement National des Photographes Professionnels et l'Association Nationale des Iconographes s'associent à cet appel...

Les utilisations massives de photos dites « libre de droits », les photographies à « 1 euro », les photographies signées « DR », la baisse générale des tarifs, les contrats de cession de droits ne respectant pas la loi, la remise en cause par les juges de la qualité originale des photographies, la banalisation de la photographie comme un bien de consommation et les autres atteintes à la profession doivent être encadrés juridiquement et socialement. Ces pratiques abusives génèrent une crise économique sans précédent qui met en péril les auteurs photographes et les agences photographiques qui diffusent leurs images. L’opinion publique et les représentants de l’Etat doivent prendre en compte cette réalité.

La France pays inventeur de la photographie a le devoir de soutenir la liberté de création visuelle et maintenir une activité économique qui concerne des milliers d'emplois utiles à notre société. Nous demandons à l’Etat, garant des libertés et de la sauvegarde du patrimoine culturel, de tout mettre en œuvre pour réunir l’ensemble des acteurs de la photographie et trouver des solutions législatives à cette situation.

Vous pouvez soutenir cette initiative en signant l'appel sur http://petitions.upc.fr/appel.php?petition=1

11 juin 2009

Commission de la Carte de Presse : n'oubliez pas de voter !



La Commission de la Carte de Presse est un des premiers lieux de réflexion, de défense et d’action pour la profession. IL EST IMPORTANT DE VOTER.

Ce ne sont plus les Européennes mais le 2ème tour de l’élection des représentants des journalistes à la commission de la carte de presse. Il a commencé le 8 juin et se termine le 17. Vous avez reçu en principe le matériel nécessaire au vote... et vous le savez sûrement, au 1er tour, il y a eu 15 376 votes exprimés représentant 40,89%, donc moins de la moitié des détenteurs de la carte de presse. Ce qui déclenche un 2ème tour.

Cette fois, il n’y a pas de quorum. Les candidatures ne sont pas non plus réservées aux seules organisations représentatives. Il y en a donc une de plus : Sud. Plus exactement Sud "Culture Solidaires". Elle s’ajoute au SNJ, à la CFDT, la CGT, la CFE-CGC, la CFTC, et FO.

2 juin 2009

Royal de Luxe : Courcoult et les journalistes

Le CPNA (Club de la presse Nantes Atlantique) s'associe au communiqué commun rédigé par le SNJ et le SNJ-CGT pour dénoncer l'attitude du créateur et metteur en scène de Royal de Luxe qui a eu une attitude inacceptable envers les journalistes nantais à l'issue d'une conférence de presse...

Voici le communiqué du SNJ et SNJ-CGT :

Lundi 25 mai, Monsieur Jean-Luc Courcoult, créateur et metteur en scène de Royal de Luxe, a eu un comportement inadmissible à l'encontre des journalistes qu'il avait pourtant lui-même invités dans le cadre d'une présentation officielle de la prochaine création de sa compagnie à Nantes, du 5 au 7 juin.
Invités à répondre à quelques questions face aux caméras de télévision et aux micros de radio, il s'est mis à les insulter, à les dénigrer ouvertement, employant un ton des plus méprisants, et ce pendant de longues minutes. Au bout du compte, aucune interview n'a été possible, Mr Courcoult ne répondant pas aux questions !
Monsieur Jean-Luc Courcoult, pendant cette « interview », n'a eu de cesse de réclamer « du respect » de la part des journalistes. Pourtant, c'est lui qui a manqué aux règles les plus élémentaires de ce respect : nous lui demandons donc de s'excuser auprès des différentes journalistes (des femmes comme par hasard…) qu'il a ainsi humiliées publiquement".

Mr Courcoult est un grand metteur en scène, il fait beaucoup pour la culture à Nantes, il est à coup sûr quelqu'un de très important, mais cela ne lui donne pas le droit d'adopter un comportement scandaleux à l'encontre de journalistes qui tentaient simplement de faire leur travail.

30 avril 2009

Un pavé dans l’Estuaire

ça commence mal ! Disons plutôt que ça a mal commencé. Depuis début mars déjà, les journalistes nantais font le forcing auprès de Jean Blaise (ndlr : directeur du Lieu Unique de Nantes, porteur de “l'événement biennal” Estuaire) et son équipe pour avoir en avant première les grandes nouveautés de la deuxième édition d’Estuaire, l’événement culturel majeur de la saison estivale 2009.
Tous ceux qui ont tenté leur chance se sont heurté à la même résistance de la part des organisateurs et leur réponse unique : le programme sera dévoilé lors de la conférence de presse du jeudi 23 avril ! Aucune dérogation n’a été accordée même pour les grands titres de la presse nationale publiant, en cette année de disette publicitaire, au compte goutte leurs habituels suppléments régionaux. Ils ont dû se contenter d’une énième explication de texte de Jean Blaise et fouiner à droite et à gauche, mais surtout dans les rédactions parisiennes, pour trouver quelques informations sur les nouveautés.
Et oui, les journalistes parisiens ont eu droit à un traitement de faveur en recevant le dossier de presse avant les provinciaux. Pas étonnant dans ces conditions que la veille de la tant attendue conférence de presse, Ouest-France sorte le programme quasiment dans son intégralité avec photos à l’appui, coupant l’herbe sous le pied des autres médias régionaux, à commencer par son concurrent direct, Presse-Océan qui a du coup choisi de ne pas traiter l’info dans son édition de vendredi (soit le lendemain de la conférence de presse), ni les jours suivants d’ailleurs.
A la question d’une de nos consœurs de radio cherchant à savoir si le quotidien breton (également partenaire de la manifestation) avait bénéficié d’un traitement de faveur, le service de presse d’Estuaire a effectivement répondu que le journaliste de Ouest-France avait dû se procurer le dossier de presse envoyé aux médias parisiens.
S’il parait avéré qu’il y ait deux poids deux mesures dans la communication de cet événement culturel, il semble démesuré, voire aberrant, d’avoir imposé un embargo qui de toute manière avait déjà été transgressé. Mais au final, cette stratégie ambiguë et bien inutile risque de desservir les organisateurs d’Estuaire plus que les journalistes, même si le privilège de traiter certaines informations en primeur est souvent accordé au quotidien breton en toute impunité.
Club de la Presse Nantes Atlantique

17 avril 2009

CCIJP : élections 2009

Il s’agit de désigner nos représentants à la commission de la carte (CCIJP). L'institution qui, tous les ans, en nous délivrant la carte de presse, atteste officiellement de notre qualité de journaliste professionnel...

Le scrutin démarre le 27 avril et se poursuit jusqu’au 19 mai, nous allons bientôt recevoir par la poste notre matériel de vote.

Qu’est-elle vraiment, cette carte ? Pourquoi existe-t-elle ? Comment a-t-elle vu le jour ? Que signifie-telle ? Selon quelle règle est-elle attribuée ? Tout ou presque se trouve sur le site de la Commission, http://www.ccijp.net/.

Et pour l’éclairage du SNJ qui en a toujours, jusqu’ici, occupé la co-présidence tournante (un journaliste une année, un représentant des entreprises de presse l’autre année) http://www.carte2009.fr

24 janvier 2009

Pigistes : 60 millions d’économies sur leur dos

par Yann Kerveno
(journaliste, ancien président de l’association Profession Pigiste)

Visiblement pour nos confrères et consœurs qui ont suivi les Assises du journalisme, la question sociale reste mineure, pas assez sexy en tout cas pour figurer dans les comptes rendus qu’ils en ont dressés jusqu’à maintenant. Certes, il est plus noble, et tout aussi essentiel, d’évoquer les grandes questions intellectuelles liées à la reconnaissance juridique de la rédaction, à cette tentative louable de reconquête du pouvoir éditorial par les journalistes, mais… évacuer la question sociale revient à faire l’impasse sur la question statutaire, or le statut du journaliste en France est le socle de sa liberté. Les fédérations patronales et le pouvoir ne s’y trompent pas en tout cas qui ont pilonné durement le statut des journalistes l’année dernière, j’y reviendrai un peu plus tard.


60 millions d’euros d’économies sur le dos des pigistes...

Lors des Assises du journalisme, j’ai ainsi pu soulever la question des aménités offertes, sans contrepartie jusqu’aujourd’hui, par les journalistes pigistes aux entreprises. Une simple calculette permet d’estimer à 41 millions d’euros les économies réalisées par les rédactions chaque année qui s’épargnent, grâce au travail des journalistes pigistes, des loyers, du matériel de bureau, des investissements informatiques, des dépenses de consommables. On peut y rajouter 8 à 10 millions d’euros pour le millier de reporters photographes œuvrant en pige pour la presse française. Un calcul, plus aléatoire celui-là, chiffre autour de 6 millions d’euros les économies réalisées par les entreprises par le non-versement de la prime d’ancienneté, entorse la plus courante à la convention collective des journalistes qui s’appliquent pourtant aux journalistes pigistes.

Ce sont donc près de 60 millions d’euros d’économies qui sont réalisés chaque année sur le dos des journalistes pigistes qui doivent consacrer entre un à deux mois de leurs salaires pour supporter le coût de leur travail déjà si peu payé. Une prime “pigiste” ? Qui sont les vrais pauvres de la presse en France ? Les entreprises qui attendent ce matin, à 11 h 30 et la conférence de presse du Président de la République la mise en route de la planche à billets ? Combien de temps cette farce durera-t-elle ?

Si les journalistes pigistes peuvent supporter la flexibilité naturelle de leur métier, encore que nous ayons beaucoup de travail d’organisation économique à fournir, ils l’accepteront encore mieux si celle-ci est rémunérée à son juste prix. C’est pourquoi, mardi, j’ai réclamé lors des Assises, la création d’une prime « pigiste » annuelle de 5000 euros, payable soit par l’employeur principal soit par l’État (YK).

21 janvier 2009

PIGISTES : 2009, rose ou morose ?

Rencontre débat le 3 février, 19h30, au Club de la presse de Nantes, 6, rue Bisson
Deux sujets de préoccupation à cette rencontre

Le protocole d'accord pigistes** et ses dangers
Lectures critiques du texte:
L'analyse du SNJ (opposant à ce texte avec les secteurs presse et journalistes de CGT, FO, SUD, CNT) et le point de vue de la CFDT, premier signataire de cet accord (suivi par la CGC et la CFTC)

Les échéances d'une éventuelle application, ou d'un rejet, de cet accord
Les contestations collectives
Baisse des piges, quelles stratégies ?
Cas de figure et réponses possibles
Retours d'expériences, pratiques selon les entreprises de presse, protocoles d'indemnisations, comment devenir interlocuteur collectif ?

* Le statut de journaliste à part entière des pigistes pourrait vaciller sous les coups d’un « accord général » qui suscite de vives réactions.Le 7 novembre 2008, un « accord général » concernant les journalistes pigistes de la presse écrite a été signé par la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC. Il concerne 7 000 professionnels encartés sur les 36 500 journalistes en activité. En revanche, il n’a pas été signé par le SNJ, le SNJ-CGT et FO, et il est dénoncé par SUD et la CNT qui récusent la remise en cause d’une partie des acquis de la convention collective nationale des journalistes.


S'il devait s'appliquer, cet accord proposerait entre autre de : rayer les pigistes du registre unique du personnel ; de contourner l’obligation conventionnelle de maintien du salaire en cas de maladie ou de maternité ; d’intégrer la prime d’ancienneté dans le montant de la pige… Rappelons que même si le pigiste n’est pas intégré à une rédaction de manière pérenne, ses collaborations régulières rémunérées sur la base du salariat peuvent lui octroyer, d’après le code du travail (art. L 761-2 – art L 122-2), et différentes jurisprudences, les mêmes droits qu’un journaliste en CDI. Une riposte s’organise...


Cet « accord général » apparaît comme la contrepartie du texte sur le droit à la formation des pigistes signé par six syndicats de journalistes en novembre 2007 et qui attend toujours la ratification patronale. Des collectifs et des associations : Profession Pigiste, Objectif Plume, Presse-Papiers… ont lancé sur Internet une pétition – www.pigiste.org/ - pour s’opposer à la signature de cet accord. La coordination des Pigistes en Colère (PEC), fédère les actions collectives et individuelles défendant les journalistes pigistes.Pour en savoir plus :

** Débat réservé aux adhérents (adhésion sur place ou par un mail sur le site www.clubpressenantes.com à la rubrique « secrétariat du CPNA »). Nombre de places limitées. Inscriptions pour dîner (offert) svp, par retour de ce mail.

19 janvier 2009

La presse écrite et le défi du neuf


Par Fabienne Proux – présidente du Club de la presse Nantes Atlantique

Il n’aura échappé à personne que notre vieux Presse-Océan vient de se refaire une jeunesse, voire un sacré lifting. Tout y est passé : le format, les rubriques, le ton, voire le style. Finalement, il ne reste que le nom et les signatures. Nouveau départ ? Opération de la dernière chance ? C’est probablement un peu des deux et gageons que cette nouvelle formule plus moderne réussira à rajeunir le lectorat et séduire les nouveaux Nantais. Il faut dire qu’il y a de quoi se mettre de l’info … de proximité sous la dent : 50 pages quotidiennes (il va falloir tenir le rythme) dont une douzaine sur Nantes, la moitié sur Saint-Herblain, on en a pour son argent (0,85 centimes), même si les photos occupent un bon tiers de l’espace. Un peu de France-Monde, du sport, du loisir, même l’horoscope et des mots fléchés, reconnaissons que cette nouvelle formule est plutôt bien pensée et agréable à lire, même si certains lecteurs lui reprocheraient sa superficialité. Reste à savoir maintenant si elle suffira à sauver le journal et lui faire passer le difficile cap du XXIème siècle ?


Force est de constater que, aussi fragilisée soit-elle, la presse écrite ne ménage pas sa peine pour survivre à l’assaut de l’Internet et autre presse gratuite absorbant une part toujours plus grande du gâteau publicitaire. De fait, tout étant bon pour attirer l’attention, chacun y va de sa nouvelle formule avec plus ou moins de transformations, les plus récentes étant celle de La Tribune qui est carrément passée en fin d’année d’un journal 100% économie à un quotidien généraliste, du magazine l’Entreprise qui a débuté 2009 par un relookage, de la Scène qui rappelons-le est basée à Nantes et enfin de Ouest-France. Et oui, pas question de laisser la vedette à son concurrent, même si les deux quotidiens régionaux font partie de la même maison. OF vient en effet, non seulement de remodeler ses éditions de Loire-Atlantique pour se rapprocher de ses lecteurs du sud-Loire et renforcer son actualité de proximité…, mais aussi de réduire de 7 à 6 colonnes sa pagination diminuant d’autant son volume rédactionnel.
Si la capacité à s’adapter tant à l’attente de ses lecteurs qu’à la nouvelle donne économique est certainement le plus grand défi auquel la presse écrite va devoir satisfaire pour traverser cette année que l’on nous annonce comme apocalyptique, il ne faudrait pas que le fond soit sacrifié au détriment de la forme. A quand le prochain ?


Excellente année aux adhérents du club de la presse et tous mes vœux à nos confrères et consœurs.

19 décembre 2008

Débat au CPNA : les médias sont-ils responsables de la sinistrose ?

Chefs d’entreprise, acteurs locaux et journalistes ont accepté de jouer le jeu mercredi 10 décembre en participant à un débat au thème provocateur : les médias sont-ils responsables de la sinistrose ?

A partir des témoignages des invités représentant la diversité des médias (radio nationale avec Emmanuel Duteil, rédacteur en chef adjoint de BFM radio, presse nationale avec Pierre-Olivier Rouaud, rédacteur en chef délégué de l’Usine nouvelle, presse régionale avec Antoine Thiberge directeur du JDE et locale avec Jean-Philippe Lucas de Presse Océan), une discussion à bâton rompu s’est instaurée entre journalistes et non journalistes. L’occasion de confronter les obligations et intérêts des uns avec les ressentis et attentes des autres. Si la place donnée aux infos négatives et le parti pris des médias ont été pointés du doigt, les journalistes présents ont tenu à rappeler que leur rôle était d’informer et que trop souvent des dirigeants d’entreprise leur fermaient leurs portes, coupant court à tout type d’échange. Cette première à Nantes a eu le mérite de rassembler autour de la même table deux univers qui se croisent sans jamais trouver le temps d’échanger. Les participants ont apprécié de pouvoir discuter face-à-face et confronter les points de vue. Seul regret, la faible participation, mais la qualité a primé sur la quantité. Morceaux choisis... (FP)

Jean-François Gendron, président de la CCI de Nantes : « Les chefs d’entreprise ont peur des médias, mais ils sont les premiers à trouver que les journalistes ne parlent pas suffisamment d’eux »... « plutôt qu’un « je t’aime moi non plus », je préfère « qui aime bien châtie bien ». Emmanuel Duteil, BFM : « Il était inévitable que les médias aillent trop loin étant donné la situation exceptionnelle et inédite de cette crise ». « La radio est un média qui assure aussi un rôle de veille économique ». Antoine Thiberge, JDE : « L’information va trop vite. La notion d’instantanéité contribue à faire caisse de résonnance »... « un média est une entreprise comme une autre ». Jean-Loup Bénéton, trésorier payeur général régional : « La confiance est la matière première fondamentale. Sans vouloir instrumentaliser les journalistes, nous souhaiterions que ce qui est traduit par les médias soit en accord avec la réalité. La presse a aussi une mission de service public ». Alexandre Gérard, Chrono Flex : « Les journalistes sont-ils des acteurs ou des observateurs ? ». Pierre-Olivier Rouaud., l’Usine nouvelle : « Les deux ».

27 novembre 2008

Médias : responsables de la sinistrose ?




Mercredi 10 décembre à 19 heures : le CPNA organise un débat public au salon d'affaires de la CCI (16 quai Ernest Renaud, à Nantes) sur le thème "Crise : les médias sont-ils responsables de la sinistrose?".

Depuis la rentrée de septembre, de nombreux dirigeants nous alertent sur la façon dont les médias relatent les événements liés à la débâcle financière, devenue aujourd'hui une crise économique d'envergure. La plupart nous reprochent d'amplifier la sinistrose et de s'arrêter à des faits qui ne relatent pas la situation réelle et quotidienne des PME. Certains chefs d'entreprise nous ont même confié devoir passer des heures avec leurs salariés pour les rassurer suite aux nouvelles catastrophiques que ces derniers avaient lues dans la presse ou entendues à la radio. Face à l'ampleur de cette crise sans précédant qui va probablement se prolonger encore de longs mois, il nous est apparu important d'organiser un débat entre des journalistes et des dirigeants d'entreprise afin de confronter le devoir d'information des premiers à la difficulté de se projeter dans l'avenir des seconds.

Aussi, deux journalistes parisiens, Emmanuel Duteil, rédacteur en chef adjoint de la radio BFM (photo1) et Pierre-Olivier Rouaud, rédacteur en chef déléguéde l'Usine Nouvelle (photo2) expliqueront les arbitrages auxquels ils sont confrontés pour relayer dans leurs médias respectifs les faits et les conséquences decette crise. Des journalistes nantais, dont Michel Cellier de Nantes 7, Pascal Couffin de Fragil, Antoine Thiberge du JDE, apporteront de leur côtéun éclairage régional.

Des dirigeants de PME seront invités tout au long de la soirée à faire part de leur ressenti et à réagir aux interventions des journalistes. Ce débat initié par le Club de la presse Nantes Altantique en partenariat avec la CCI de Nantes est une occasion unique de faire se rencontrer deuxunivers aux intérêts souvent divergents, mais qui peuvent difficilement sepasser l'un de l'autre.

Fabienne Proux
Présidente du club de la presse Nantes Atlantique

19 novembre 2008

Photographes en colère au Salon de la Photo

AFP 16.11.08 - Quelque 200 photographes professionnels ont manifesté dimanche dans les allées du Salon de la Photo, Porte de Versailles à Paris, en s'immobilisant pendant 5 minutes dans des poses classiques de leur métier pour défendre leurs droits, mis à mal selon eux par les diffuseurs. (crédit photo : Jean-Pierre Duvivier)

Les photographes, protestant à l'appel de l'Union des Photographes Créateurs (UPC), portaient des gilets jaunes sur lesquels était notamment inscrit le slogan "DR m'a tuer", allusion à la mention "DR" figurant dans les journaux à côté des clichés dont l'auteur est inconnu. Il s'agissait à l'origine de "droits réservés" et les éditeurs de photos s'engageaient à payer l'auteur de la photo lorsqu'il était identifié. Or aujourd'hui, "c'est une signature que l'on voit de plus en plus dans l'ensemble des publications qui utilisent de la photographie avec des clichés provenant des mairies, des administrations, des services de presse des grandes entreprises, qui distribuent des photos pour leur propagande et sont signées DR", a expliqué à l'AFP le vice-président de l'UPC, Pierre Clot.

L'association, qui revendique 1.600 membres, entendait également dénoncer les photos "libres de droit", donc d'utilisation gratuite, distribuées par des "sociétés commerciales", "ce qui est normalement interdit en France". "Il y a une vraie crise de la photographie", a-t-il poursuivi. "Il y a des groupes de magazines très spécialisés où il n'y a plus de budget photo: on a des iconographes en charge de trouver des documents photographiques auprès d'offices du tourisme, de services de presse des grandes entreprises... pour illustrer leurs revues, et ça ne coûte rien". "C'est très dangereux car si les photographes n'ont plus de revenus, ils vont disparaître", a mis en garde Pierre Clot.

12 novembre 2008

Journalistes-Pigistes : nouvelle alerte

par Hubert Heulot
Journaliste pigiste
Délégué du personnel SNJ au Groupe WKF (ex-Liaisons)

Permettez-moi de vous alerter. Un recul se profile à l'horizon pour les journalistes pigistes. La tendance de négociations nationales à notre sujet est de nous éloigner de la convention collective nationale de travail des journalistes professionnels. Elle est aussi de faire de nous, de moins en moins, des salariés des entreprises pour lesquelles nous travaillons. Les droits existants sont déjà fréquemment ignorés par les employeurs de presse écrite. Ils risquent de l’être encore plus si le projet d’accord dit “général” imposé par la Fédération nationale de la presse française (FNPF) entre en application en raison de la signature de deux syndicats de journalistes, minoritaires.

Quelles explications! Depuis 2005, les syndicats de journalistes ont négocié avec la FNPF un accord sur la formation des journalistes pigistes. Ils ont abouti à un bon texte, signés par six syndicats de journalistes mais la FNPF a conditionné sa signature à un autre texte “général” qui lui n’a pas vraiment été négocié. Il correspond avant tout aux intérêts des employeurs de la presse écrite qui , jugeant le droit actuel trop en leur défaveur, ne veulent plus être convoqués aux prud’hommes par leurs pigistes.

Après un an de résistance intersyndicale, CFDT et CFTC viennent de signer ce texte qui, selon elles, va permettre aux pigistes d’accéder à des droits. Mais ce texte est en plusieurs points en deça des règles prévues par le Code du travail et la Convention collective. Ainsi il pose des conditions si restrictives que peu de pigistes pourront être électeurs et éligibles aux élections d’entreprise. Pourtant l'expérience montre que c'est à peu près la seule solution pour que la condition d'exercice du métier progresse pour les journalistes pigistes. Il veut mettre fin à l’obligation de maintien du salaire en cas de maladie, maternité et d'accident du travail. En compensation il propose par amélioration infime du régime obligatoire de prévoyance (décès, invalidité, longue maladie). Et une prime de maternité au montant même pas précisé donc discrétionnaire. En matière de maladie, seules les longues maladies de plus de 45 jours (au lieu de 60, c'est de la négociation ) ouvriraient droit à une indemnité –d’ailleurs très faible- en supplément des indemnités de la Sécurité sociale.

Par ailleurs, les journalistes pigistes n’auraient plus à être inscrits sur le registre unique du personnel alors que tous les salariés doivent l’être. Et “cerise sur le gâteau”, la “carotte” des primes d’ancienneté affichée comme un des raisons principales de ce texte risque de se traduire par une prime unique de fait intégrée dans le prix du feuillet (on nous fait déjà fréquemment le coup du "tout compris" avec les congés et le 13eme mois inclus). Face à ces reculs, SNJ, SNJ-CGT et FO, largement majoritaires à eux trois dans la profession refusent de signer. Une démarche -prévue par la loi- pour faire opposition à ce texte est envisagée. Mais il importe que les journalistes pigistes eux mêmes fassent connaître leur refus d’être spoliés de leurs droits. Rejoignent les syndicats qui les défendent. Se portent candidats aux élections d’entreprise. Et signent le moment venu la pétition nationale que préparent des journalistes pigistes de divers horizons.

Pour signer la pétition contre l'accord de" rabaissement des journalistes pigistes dans les entreprises", je vous invite à aller signer la pétition :

www.gopetition.com/online/23311.html

28 octobre 2008

Quand les mairies font les yeux doux aux journalistes

Si nous doutions encore de la visibilité du Club de la presse Nantes Atlantique, les récents courriers reçus par la mairie de Saint-Herblain auront eu au moins le mérite de lever ce doute...

A l'occasion de "Place publique, une semaine d'échanges citoyens" organisée du 10 au 18 octobre, la ville a envoyé le même jour à la même adresse à cinq membres du club le même courrier, à savoir un programme et une invitation type à une conférence sur le thème " dessin et illustration de presse, quelles limites à la liberté d'expression ? ". Manque de chance, la boîte aux lettres n'étant pas relevée régulièrement (et oui, nous n'avons toujours pas de permanent...), le courrier n'a pas atteint sa cible.


Saintes opérations de séductions


En revanche le maire de Saint Sébastien a tiré dans le mille et il sait à priori mieux s'y prendre pour séduire les journalistes. Depuis deux ans, Joël Guerriau organise le trophée de kart de la presse qui porte le nom de notre confrère Rodolphe Landais (ndlr : meilleur portrait en ligne) décédé brutalement en 2007. Course de kart par équipes, remises de prix, " buffet permanent pendant la course " (dixit l'invitation), la mairie met les petits plats dans les grands. Et ça marche plutôt bien puisqu'une bonne quarantaine de journalistes nantais se sont mesurés les uns aux autres sur la piste de karting en cette belle soirée du jeudi 16 octobre.


Enfin, ceux qui étaient invités, car si Saint-Herblain n'avait pas lésiné sur les invitations, Saint-Sébastien-sur-Loire a privilégié les médias locaux : France Bleu Loire Océan, Presse-Océan, Nantes 7, Télénantes. Un bémol selon un participant, l'ambiance n'y était pas, seul Joël Guerriau (photo) s'est, semble-t-il, bien amusé.



Fabienne Proux (présidente du CPNA)

24 octobre 2008

Plenel claque la porte des Etats généraux de la presse

Mediapart a annoncé jeudi avoir décidé de ne plus participer aux états généraux de la presse, estimant qu'il s'agit "au mieux d'un jeu de dupes, au pire d'une menace pour l'ensemble de nos métiers..."


Le site d'Edwy Plenel avait été invité à participer à l'une des commissions des états généraux lancée début octobre par Nicolas Sarkozy. Une commission dédiée à la presse sur internet intitulée "Le choc d’Internet : quels modèles pour la presse écrite ?" pilotée par Bruno Patino, docteur en sciences politiques, ex-directeur du Monde Interactif, auteur d'un essai sur "Une presse sans Gutenberg"... voir l'article complet du CPNA sur la page liberté(s) et droit(s) de la presse. (mouture caf avec source AFP, Nouvel Obs, Mediapart...)

14 octobre 2008

Mediapart : lettre ouverte aux Etats généraux


Nicolas Sarkozy organise des Etats généraux de la presse. Il en a fixé les objectifs, il en choisit les responsables, il en arbitrera les propositions. La procédure est opaque, les débats ne sont pas publics et les décisions sont laissées à l'arbitraire présidentiel.

Les conseillers, officiels ou occultes, s'affairent, entre intérêts croisés et clientèles empressées. Bref, ces prétendus Etats généraux contredisent tous les principes de transparence de la vie publique. C'est pourquoi Mediapart appelle tous les professionnels à imposer de véritables Etats généraux...

Voir la suite de l'article et l'analyse (texte intégral) faite par Edwy Plenel et François Bonnet, de la rédaction de Médiapart (illustration par Baroug publiée par Bakchich)

8 octobre 2008

La Vérité, toujours bonne à dire ?

Si nous autres journalistes avons un incontestable - et probablement irremplaçable -, rôle d’informer, doit-on pour autant tout dire ?

Est-ce qu’un journaliste, une fois qu’il détient une information sûre, doit, au non de la liberté d’informer, forcément la divulguer ? Est-il bon, par exemple, lorsqu’un voleur a inventé une technique de vol, de la décrire dans les détails et de donner ainsi des idées à d’autres ? Si nous écrivons où sont stockés les euros, à qui profite l’info ? Les professionnels du tourisme ont estimé que, suite à l’Erika, l’image de la côte a été davantage souillée que les plages elles mêmes. À quoi bon alors annoncer chaque nouvelle apparition de boulette de pétrole ? A force de parler de vols, de viols, de faits de banditisme, ne banalise-t-on pas ces actes ? Lorsqu’une entreprise connaît des difficultés, ne risque-t-on pas, en l’annonçant trop tôt, de rendre sa chute irrémédiable ?…

Je n’offre pas de réponse, uniquement des questions. Mais notre vie d’adulte nous a appris que la Vérité n’est pas toujours bonne à dire. En ce domaine, la carte de presse peut-elle nous servir de passe droit ? Notre charte des journalistes est bien faite. Toutefois, une petite ligne supplémentaire qui suggèrerait au professionnel, avant de divulguer une information, de se pencher, en son âme et conscience, sur les conséquences que ladite divulgation pourrait éventuellement entraîner, ne serait peut-être pas totalement superflue.

Didier San Martin

Journaliste - Romancier

1 octobre 2008

Sans papiers, sans valeur ?

La direction de 20 Minutes vient ce 2 octobre, présenter sa nouvelle maquette au CCO...


L’occasion de se souvenir – c’est si vieux - que le site Internet du journal 20 Minutes a été le théâtre d’une grève cet été, suite à la mise à pied du rédacteur en chef du web, Johan Hufnagel, pour si j’ai bien compris, abus de liberté de ton...

Sur le web, l’information, anonyme, se banalise et se conforme aux chartes de bonne conduite. Des millions de papiers tournoient dans le cyberespace, mixés, référencés et vite périmés. Dans les écoles primaires, nos enfants voient aussi certains de leurs camarades déréférencés. Du jour au lendemain, ils glissent en page cachée… En rétention, faute de papier.

Pour notre lecteur, le papier et sa signature apportaient la garantie d’un être humain au bout de la plume. À la radio nous avions des voix connues, à la télé, des têtes qui vieillissaient, qu’on moquait. Trop personnifiée, l’information a aussi ses travers, mais, au moins le public sait qui lui parle. C’est ce lien qui est cassé sur le web à coups de dépêches, de pseudos et de communiqués hâtifs. Et pourtant, c’est ce lien de confiance qui permet de convaincre ou d’alerter. L’indignation a trouvé refuge dans les écoles, parce que les parents sont bien obligés de faire preuve de responsabilité face au racisme, quand la police vient chercher les camarades de leurs enfants. Faut-il que le papier nous manque !



29 septembre 2008

Etats généraux de la presse

Le 27 mai 2008 Nicolas Sarkozy annonçait sur RTL sa volonté d’organiser des Etats généraux de la presse afin de "trouver des solutions et garantir l’indépendance de la presse et la diversité d’opinion". Chose faite... Nicolas Sarkozy donnera le jeudi 2 octobre le coup d'envoi des Etats généraux de la presse, destinés à trouver des solutions aux difficultés économiques de la presse écrite, a annoncé vendredi 26 septembre l'Elysée (AFP). suite avec quelques opinions...

27 septembre 2008

Formation au CPNA : sauvegarde des entreprises

"Nous lisons avec intérêt vos excellents articles. Mais nous nous apercevons qu'il y a souvent de grosses erreurs dans ce que vous écrivez, preuve que beaucoup de journalistes ne dominent pas le sujet. Rassurez vous, la question de sauvegarde des entreprises est très complexe, même nous ne sommes pas certains de tout maîtriser…". C'est avec cette vérité assénée sous forme de boutade que la conférence, initiée par le Club de la Presse de Nantes, sur la loi sauvegarde des entreprises a débuté vendredi 26 septembre.

Frédéric Barbin, greffier du Tribunal de commerce et Vincent Dolley, mandataire, connaissaient tout de même très bien leur sujet, particulièrement technique. Ils ont ainsi pu expliquer, devant les 16 journalistes présents - principalement de la presse économique – ce qu'était le mandat ad hoc, le débiteur in bonis, le redressement ou encore la liquidation judiciaire sous régime simplifié ou normal… Selon Frédéric Barbin, nous ne devrions jamais utiliser le terme "dépôt de bilan" que tout le monde comprend mais qui ne voudrait pourtant rien dire… Pas si simple de tout comprendre… A voir si nos prochains articles seront moins truffés d'imprécisions. (DSM)

19 septembre 2008

Les conférences de presse, à quoi bon ?

Il paraît que les chargés de com ou les attachées de presse (je sexifie volontairement les métiers) ont du mal à faire venir des journalistes à leur conférences de presse...

par Yves Perennou

« Plus le temps ! », répondent les journalistes, « envoyez-nous le dossier ». Si possible sous Word, pour copier-coller. Aussi fus-je très surpris en me rendant fin août à la conférence de presse de présentation des Rendez-vous de l’Erdre. Surpris car la salle dévolue par le conseil général était pleine à craquer, or je ne reconnaissais pas tant de journalistes, même de vue. Arrivé avant l’heure – c’est à dire à l’heure prévue – je me suis retrouvé cerné au milieu de l’assistance, erreur funeste de débutant, ai-je réalisé très vite. En fait de conférence de presse, nous avons eu droit au prises de paroles successives des présidents de ci et de ça, des vice-présidentes, maires et adjoints aux affaires culturelles du conseil général, du conseil régional de Nantes, et des cités environnantes dans une litanie de remerciements, félicitations et auto-congratulations. Chaque intervention était ponctuée d’une salve d’applaudissements dans le plus pur style « je fais durer l’inauguration en attendant l’arrivée du sous-préfet », pour finir, au bout d’une heure et demie, à enfin donner la parole au directeur artistique. Interloqué par les applaudissements, j’ai vérifié sur mon carton que je ne m’étais pas trompé, j’assistais bien à une conférence de presse. Au bout de deux heures, comme je lui avouais mon désaroi, une charitable consoeur me lâcha le morceau : « Ils sont tous partenaires ».

En fait de conférence de presse, j’avais donc assisté à l’assemblée des tutelles, mécènes et partenaires médias de l’événement social et culturel de la rentrée nantaise dont le contenu artistique est, plus que jamais un prétexte pour s’arroser mutuellement de bonnes grâce, subventions ou publicités diverses et aimables retrouvailles d’après bronzage. « Bien, me dis-je, me voici déniaisé, on ne m’y reprendra pas et Nantes n’a décidément rien perdu de ses mœurs provinciales ». Je renonçais même à vider ma rancœur contre le temps perdu, surtout après avoir visionné sur Internet, la conférence de presse de rentrée de France Inter. Il y avait aussi des applaudissements. « Paris est donc bien la plus grosse ville de province, me disais-je. Il ne faut plus du tout aller aux conférences de presse ».

Deux semaines seulement après, ma résolution a flanché et je me suis retrouvé au ministère de la Culture, rue de Valois, pour la « conférence de presse » - là je suis obligé de mettre des guillemets – d’annonce de la ville lauréate au titre de capitale européenne de la culture 2013 (Marseille). Une piste de cirque, plutôt. Une salle pleine, remplie aux trois-quart de non-journalistes et pour le reste par des hooligans armés de caméras, micros, perches, éclairage, appareils photos, courant dans tous les sens, tandis qu’un aéropage indéterminé de costumes-cravates et de belles quadragénaires, bavardaient autour du buffet au fond de la salle ou téléphonaient à qui parle le plus fort. Il y a eu quelques allocutions sans intérêt, puis comme le maire Jean-Claude Gaudin n’était pas encore arrivé (il nous faisait le coup du sous-préfet), quelqu’un a proposé à l’assistance de poser des questions. Il y a en a eu quand même trois, dont « pourquoi Marseille ? » Réponse : « parce qu’elle avait l’équipe la plus sympa ». Une pour dire : « le concours est pipoté » et une pour demander à ce qu’on résume le contenu de la candidature de Marseille. « Le dossier est sur Internet », lui a-t-on répondu. Ah oui, mais sur Internet, il aurait fallu le lire et essayer de comprendre. Et ce que la jeune consoeur voulait, c’était trente secondes de son. Rassurez-vous elle les a eues.

10 juillet 2008

Assises Internationales du Journalisme

La troisième édition des Assises Internationales du Journalisme se tiendra à Lille les 1er, 2 et 3 avril 2009

37 000 journalistes environ travaillent dans les médias français. Des médias aux réalités et aux contours très divers : presse écrite, radio, télé, trilogie à laquelle il convient d’ajouter aujourd’hui le Net comme média à part entière. Presse locale, régionale, nationale ou internationale. Presse d’opinion ou (et) d’information. Presse payante, presse gratuite. Presse privée, secteur public. Presse technique ou presse de loisirs. Presse magazine aux innombrables « niches »...

Une diversité qui conduit à un morcellement des problématiques, à une forme de tribalisation dans les pratiques comme dans les modèles économiques ; à une très grande disparité dans les formations, les carrières comme dans les approches du métier. Sans parler de toutes les professions connexes sans lesquels ces médias, quels qu’ils soient, n’existeraient pas.



Contacter Jérôme Bouvier (président)

5 juillet 2008

Conseil de presse : avis favorable de la FFAP

La Fédération française des agences de presse (FFAP) vient de décider de soutenir l’idée de la création d’un "Conseil de presse en France".

Selon le site d'information Médiapart qui en publie texte et commentaires (le CPNA ne diffuse ici que des extraits, le texte intégral étant consultable sur le site de Médiapart), dans les grandes lignes, ce Conseil, instance indépendante constituée d’éditeurs, de journalistes et de représentants du public, aurait essentiellement pour but de « protéger la liberté de la presse et protéger le public contre les abus de cette liberté ». Il serait aussi un observatoire des pratiques professionnelles et pourrait mener des actions pédagogiques à destination des professionnels comme du public.

Face à l’extraordinaire déferlement des sites internet participatifs, ce Conseil serait un moyen de distinguer des informations élaborées selon des règles strictes du reste des commentaires et opinions diffusés sur le Net. Et de renforcer ainsi la crédibilité de l’information élaborée par des journalistes professionnels. En quelque sorte le contrôle par la profession médiatique elle-même, de la surveillance et de l’application des règles déontologiques. Tel qu'il est envisagé, un tel Conseil de presse n’aurait rien à voir avec un conseil de l’ordre (comme pour les médecins ou les avocats). Ce serait plutôt une instance de médiation et de régulation et non de contrôle, car il n’interviendrait pas sur le fond des articles, mais sur le seul respect des règles éthiques, et seulement à postériori...

L’Association de préfiguration d’un Conseil de presse en France (APCP) avait rendu public son projet de Conseil français de presse lors des Assises internationales de journalisme de Lille qui ont eu lieu du 21 au 23 mai dernier.

(caf avec source Médiapart)

25 juin 2008

Benoît Pavageau au CPNA

Mardi 1er juillet

Club de la Presse Nantes Atlantique

Benoît Pavageau


L'actuel directeur général des services de Nantes prend également la tête des services de Nantes métropole en succédant à Philippe Mahé. Il dirigera ainsi 6 600 agents et va jouer un rôle crucial sur le territoire de la métropole. Ce proche de Jean-Marc Ayrault expliquera devant le club de la presse en quoi consistera ce rôle aux compétences élargies et sera à la disposition des journalistes pour répondre à leurs questions... Rencontre : mardi 1er juillet de 12h30 à 14h au local du CPNA 6 rue Bisson

4 juin 2008

En silence, les journalistes !

Vendredi 30 mai, cinq photographes sont venus au Club de la presse raconter comment leur métier s’était dévalorisé depuis quelques années, les années Internet...


La rencontre avec une vingtaine d’adhérents et de partenaires du club avait pour thème les effets du web sur la photo de presse. Tout le monde s’est vite rendu compte que le web avait accéléré la spirale, mais que cette dégradation trouvait son impulsion ailleurs. De quoi parlaient nos photographes ? D’images volées, reproduites sans signatures, du dévoiement de la célèbre mention « DR », de salaires à la baisse pour ceux qui ont la chance d’être mensualisés, de la concurrence d’amateurs qui travaillent pour la gloire, de photos gratuites fournies par les services de com pour mieux contrôler l’image de leur produit, d’une tendance à uniformiser l’illustration, à ne plus chercher la qualité et, même à préférer des photos « bas-de-gamme », pour être plus proche du lecteur, dans une dérive populiste qui conduira bientôt les rédacteurs à écrire en langage SMS.

Et, face à ce mouvement, comment réagissent les professionnels ? D’abord en se protégeant de façon individuelle. Ce vendredi là, aucun membre d’une des « grandes » rédactions nantaises, à l’exception de France 3, ne s’était déplacé pour cette histoire de photographes pigistes (je devine le petit sourire entendu). Certains, les plus proches de la retraite, ressentent une forme de résignation. Pourtant, il n’y a pas de fatalité à voir s’enfuir les droits et la qualité. Dans dix ans, on aura assisté à un écrémage d’Internet.

C’est aux professionnels, aujourd’hui, de défendre le principe du droit d’auteur pour que le petit pourcentage d’éditeurs qui survivront ne soient pas les prédateurs les plus sauvages. L’autre combat est celui de la qualité, une stratégie gagnante à long terme. Encore faut-il trouver de quoi se nourrir en attendant la reconnaissance. Mais avec le web, tout va plus vite. Si aujourd’hui le public n’est pas plus que cela alarmé par le sort de la presse et moins encore de la presse sur le web, c’est parce qu’il est habitué y voir couler un robinet d’eau tiède. On ne peut pas accepter que notre production d’information ne suscite qu’indifférence. Il faut mettre le lecteur dans notre camp et le web me paraît un bon outil pour cela. (ill. photo Raymond Depardon par Eric Gaillard Reuters)

Yves Perennou

16 mai 2008

Adoption du projet sur la protection des sources (AP | 16.05.2008 | 00:18)

Les députés ont adopté jeudi 15 mai en première lecture le projet de loi sur la protection des sources des journalistes dans un contexte tendu par les récentes critiques de Nicolas Sarkozy et de ses proches contre les médias. La gauche, jugeant ce texte insuffisant, a voté contre.... lire la suite

15 avril 2008

Sipa-Ouest-France

Nouveau coup dur pour la PQR

Le groupe Ouest-France a décidé cette semaine d’arrêter la parution de Vendée Matin fin juin et envisage de fermer deux rédactions de Presse-Océan à Ancenis et Chateaubriant. La vingtaine de journalistes concernés par cette restructuration aura le choix entre un reclassement dans les autres rédactions de Presse-Océan et au sein du groupe Ouest-France ou à un départ négocié.

Avant de prendre cette décision radicale, le groupe de François-Régis Hutin a bien tenté de redonner une seconde chance au quotidien vendéen, mais en vain. Avec une perte de 3,7 millions d’euros cumulée par Presse-Océan et Vendée Matin en 2007, le groupe Sipa-Ouest-France a préféré jeter l’éponge. Si la fermeture d’un journal est toujours ressentie comme une menace sur l’avenir de la presse et dans ce cas précis sur la pluralité de la presse quotidienne régionale pointée du doigt lors du rachat de la Socpresse par Ouest-France, il convient aujourd’hui de se poser la question de la responsabilité de cet échec.

Les nouveaux dirigeants de Presse-Océan n’ont certes pas réussi à redresser la barre de l’un des plus vieux quotidiens nantais, mais quelles étaient leurs réelles chances de succès étant donné l’état de décrépitude avancée dans lequel les anciens propriétaires Socpresse et Dassault avaient abandonné le titre ?

Une dernière chance s’offre maintenant à Presse-Océan, recentré sur son périmètre historique, pour tenter de résister à la concurrence toujours plus vive des autres médias et notamment des journaux gratuits et autres sites d’informations sur Internet. Le club de la Presse Nantes Atlantique (CPNA) apporte tout son soutien au titre et à ses journalistes qui se battent quotidiennement pour maintenir un deuxième quotidien sur la métropole Nantes-Saint-Nazaire et l’ensemble de la Loire-Atlantique. Le CPNA espère que la nouvelle formule prévue pour début 2009 et élaborée par Dominique Luneau, rédacteur en chef et nommé directeur général délégué de Presse-Océan, séduira un lectorat soucieux de préserver le pluralisme de la PQR (Presse quotidienne régionale).

Fabienne Proux, Présidente du club de la presse Nantes Atlantique

Le CPNA prévoit d’organiser dès que possible une rencontre sur le thème du pluralisme de la PQR. La date et le lieu seront indiqués sur le site très prochainement. Par ailleurs, la rubrique « Expressions libres » du site est à la disposition des adhérents pour faire part de leurs commentaires.
Pour réagir à ce communiqué cliquer ici

Les radios nantaises en parlent... sur France Bleu Loire Océan, Laurent Huou, représentant syndical à Presse-Océan, invité le jeudi 10 avril (interview sur http://www.radiofrance.fr/chaines/france-bleu/?tag=Loire Sur Fidélité Nantes, Dominique Luneau, directeur général de Presse-Océan, invité le mardi 15 avril à 8h30 et 12h10. Plus d'info, sur http://www.radio-fidelite.com/"

8 avril 2008

Club de la Presse Nantes Atlantique


Une nouvelle ambition pour 2008

Après deux ans d’une brillante présidence qui a permis de poser les fondations du Club de la Presse Nantes Atlantique (CPNA), Yves Pérennou a souhaité passer le relais. Un nouveau conseil d’administration a été élu par les adhérents réunis en assemblée générale le 3 avril. Ce dernier m’a chargée de reprendre le flambeau afin de poursuivre le travail engagé par l’équipe précédente au sein de laquelle je partageais la vice-présidence avec Cécile Petident.

Mon premier objectif sera d’accroître la notoriété du CPNA notamment auprès des médias nantais en les incitant à s’investir davantage dans l’association. Le second va consister à structurer de manière formelle les différentes activités du club grâce à une nouvelle équipe prête à s’investir et tenir ses engagements. Ainsi, nous allons nous efforcer d’alimenter régulièrement en actualités le site Internet du club relancé et géré par Claude Frison, tenir un planning trimestriel d’activités qui, dans un premier temps, resteront identiques à celles organisées depuis deux ans : apéro club, ateliers de formation, rencontres grand public, déjeuner pigistes.

Nos ambitions restent modestes, mais nous étudions un autre type d’organisation en mesure de formaliser davantage le CPNA. Sachez que le Club de la Presse Nantes Atlantique a été créé par et pour des journalistes de la région nantaise et que sa vocation est de servir tant de lieu de rencontre que de ressources à ses adhérents. Mais pour remplir au mieux ce rôle, il conviendrait que l’ensemble de la profession se sente concernée et fasse preuve d’un tant soit peu de solidarité, notamment dans cette période de profonde mutation des médias faisant peser des menaces de toute sorte sur l’avenir du métier de journaliste.

Fabienne Proux
Présidente du CPNA

13 mars 2008

Journalisme et internet

par Yves Perennou

Le Club de la Presse Nantes Atlantique a organisé une rencontre sur le thème journalisme et internet avec l'éditorialiste Edwy Plenel. Le sujet ne cesse pas d'être à la mode. Sur le plan national, après Rue 89, lancé par d'anciens de Libé, l'équipe d'Edwy Plenel lance son journal payant sur internet (projet Médiapart). Qu'en est-il dans notre région ? Comment préserver la qualité et l'indépendance de l'information dans un espace sans foi ni loi pour le droit d'auteur et lieu de toutes expérimentations bizarres ? Comment travailler de façon professionnelle dans des modèles économiques incertains ?

Au moment où nous nous penchons sur ces questions, je lis dans Le Monde du 1er janvier que Hu Jia et sa famille ont finalement été jetés en prison. Hu Jia est un militant chinois des droits de l'homme. Les autorités chinoises l'accusent de "subversion du pouvoir et de l'État", c'est à dire d'avoir dénoncé les violations des droits de l'homme en Chine sur son blog. Pour lui, il n'y avait pas de modèle économique du tout, il y a juste un espace de liberté d'expression à défendre. C'est un espace commun aux utilisateurs d'internet, qu'ils soient journalistes professionnels, militants, amateurs, ou marchands. A propos de marchands, il y a des jeux olympiques en Chine cet été, ce qui explique en partie le sort de Hu Jia et son épouse.

Sans doute le Conseil Régional des Pays de la Loire proposera-t-il encore aux journalistes locaux des voyages dans la région de Shandong. Ne serait-il pas temps de demander à Jacques Auxiette de prononcer au moins une fois les mots "droits de l'homme"ou "liberté d'expression" sur son blog puisque lui aussi se sert abondamment d'internet pour promouvoir sa politique d'ouverture à l'international ? YP

7 mars 2008

Edwy Plenel au club de la presse de Nantes

par Yves Pérennou


Edwy Plenel ancien directeur de la rédaction du Monde et journaliste d'investigation, porte un projet de nouveau journal en ligne baptisé Mediapart. Après Rue89, lancé par d'anciens journalistes de Libération, cette initiative se distingue notamment par le choix d'être diffusé de façon payante.

Ces initiatives font espérer un renouveau du journalisme grâce à Internet. Car il faut bien reconnaître que, jusqu'à présent, le développement du Web a fortement déstabilisé l'économie des entreprises de presse, mais aussi les pratiques journalistiques : pillage de l'information, non-respect des droits, développement d'un journalisme amateur, pipolisation accrue, influence encore plus forte du marketing sur les rédactions... Certes, ces dérives ne sont pas dues à une seule technologie, mais sous prétexte de "nouvelle concurrence du web", les journalistes doivent remettre en cause leur façon de travailler, composer avec un nouveau contexte commercial, produire plus, écrire plus court, utiliser aussi bien la caméra que le clavier...

2 février 2008

Pierre Haski : et pourquoi pas vous ?


"Et pourquoi ne feriez-vous pas la même chose à l'échelle locale ?" La question de Pierre Haski a laissé perplexes les rares journalistes présents. Pierre Haski est l'un des fondateurs de Rue89 nouveau journal participatif sur Internet fondé par des anciens de Libération. Il était à Nantes le 31 janvier, au conseil général pour une conférence sur l'indépendance économique des médias, en compagnie de Jean-Michel Dumay, président de la société des rédacteurs du Monde et Patrick Eveno, Maître de conférences à l'Université Paris 1. Le pari de Rue89 est de réussir à faire durer un média d'information indépendant, réalisé par des journalistes professionnels, en s'appuyant sur le mode participatif d'Internet. C'est encore un travail de funambule. Comment ne pas tomber dans les excès populistes : les dénonciations calomnieuses, le bavardage, les m'as-tu-vus, les témoignages bidons, l'émotion à bon marché, le marketing déguisé en journalisme (genre "dites moi ce que vous pensez des bars et restaus dans votre ville"... suivez mon regard). Pierre Haski croit que c'est possible parce que Rue89 est contrôlé par des journalistes qui appliquent une stricte déontologie professionnelle. Et donc sa question, pourquoi ne pas reproduire le modèle à Nantes ? J'ai quelques réponses. mais j'aimerais entendre votre avis. Reste à valider le modèle économique - gratuit avec recettes publicitaires - de Rue89. C'est encore une autre histoire. Entendu lors du débat : "ON est entré dans la dictature du clic. Une info sur Cécilia et Nicolas sur le web fait tout de suite 134 000 clics et déclenche de la pub. C'est la perversité de l'info sur le web. Il y a des gens qui apprennent à écrire des papiers avec des mots clés précis pour être mieux placés dans les moteurs de recherche..." Jean-Michel Dumay, président de la société des rédacteurs du Monde. Yves Perennou (réagir à l'article)

12 janvier 2008

Atelier d'initiation comptable

Lundi 14 janvier de 12h à 14h au local du club (espace club entreprise de la CCI de Nantes, Salorges 2) le CPNA organise un atelier d'initiation à la lecture d'un bilan comptable. Les clés pour décrypter un bilan comptable, animé par Philippe Yzambart, délégué régional de Deloitte. Après un exposé présentant les clés qui permettent de décrypter un bilan et les bonnes questions à poser pour mesurer la santé réelle d'une entreprise, Philppe Yzambart répondra aux questions des participants. Le nombre de places étant limité, nous vous serions reconnaissant de vous inscrire rapidement. Un plateau repas sera fourni par le club. Contacter fabienneproux@orange.fr

20 décembre 2007

Enfin du breton à la télé nantaise


Grand coup de chapeau à Télénantes. La chaine associative nantaise proposait pendant ces vacances un programme de divertissement 100% bretonnant, du lundi 24 décembre au vendredi 28, à 13h et à 23h. IL faut saluer cette initiative qui tranche avec l'habitude de nivellement culturel auquel nous ont habitués les médias nantais. Il existe bien des communautés linguistiques en ville et il est bon de les reconnaître : plusieurs miliers de bretonnants, mais aussi des Nantais de langue arabe, turque, chinoise, sans oublier les langues africaines et européennes.. Quel cinéma nantais projette de temps en temps une oeuvre dans une autre langue que le français ? Quel théâtre ? Espérons que nos institutions culturelles vont s'engouffrer dans la brèche ouverte par Télénantes. Yves Perennou

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